Tapis anciens persans, caucasiens, anatoliens

Fruits de réalisations tribales, villageoises et académiques, les tapis anciens ont de plus en plus d'intérêts pour beaucoup d'amateurs. Ils sont l'expression d'un art ancestral qui influence et inspire encore de nos jours des œuvres majeures ou plus modestes. Le côté folklorique, rustique et primitif des tapis de tribus et villageois montre une grande humanité alors que les tapis académiques et d'ateliers impressionnent par leur finesse et leur complexité de réalisation. De plus en plus rares, ces 'œuvres' reflètent la fin d'une époque.

Shirvan  1,50 x 1,07 m
Shirvan 1,50 x 1,07 m

Shirvan : 1,50 x 1,07 m  

 

Tapis caucasien laine, fin XIX.

 

La région de Shirvan se situe au sud-ouest de la Mer Caspienne, en Azerbaïdjan. Jadis, le nom de Shirvan était assimilé aux tapis de Kouba, Bakou et du Daghestan. Une des caractéristiques des Shirvan est leur chaîne en laine brune, en laine mélangée ou en coton écru pour les plus récents. On retrouve des similitudes avec les 'gandja'.

 

Tapis de prière à mihrab sur un fond beige ivoire parsemé de fleurs et de bouquets. Les bordures reprennent les motifs ale abassi (bordure tulipe) et samovari (bordure fleurie).

 

Usures régulières et normales sur l'ensemble du tapis vu son âge. Ce tapis a conservé ses couleurs d'origine malgré le temps.

Sarouk  1,43 x 1,08 m
Sarouk 1,43 x 1,08 m

Sarouk : 1,43 x 1,08 m

 

Nouvel arrivage

 

Tapis iranien de la région d'Arak, laine kurk, début XXème. Bon état.

Usures régulières sur l'ensemble du tapis.

 

Élégant tapis aux motifs floraux. La bordure principale plus foncée met en valeur le champ du tapis aux couleurs plus tendres. Belle patine due au temps.  

Ce sarouk montre le travail raffiné et la sensibilité des tisserands persans.

 

La couleur dite "dughi" est une couleur rose saumonée typique des sarouks des années 1920. Les sarouks dits " sarouks américains", étaient exportés aux USA pour la demande américaine. Les rameaux de fleurs sont typiques des sarouks.

Tapis iranien laine, vers 1940-50.     Ce bidjar, comme tous les bidjars, est très solide et peut-être mis dans une pièce à vivre.
Bidjar 1,60 x 1,17 m

Bidjar : Dim. 1,60 x 1,17 m

 

Tapis iranien laine, vers 1940-50.

 

Situés dans le Kurdistan (ouest de l’Iran), les bidjars sont tenus en haute estime, en raison de leur grande robustesse et leur résistance à l’usure. Ce sont des tapis appréciés par les amateurs en raison de leur authenticité et de leur charme typiquement persan. 

 

Ce bidjar, comme tous les bidjars, est très solide et peut-être mis dans une pièce à vivre.

Malayer  1,95 x 1,25 m
Malayer 1,95 x 1,25 m

Malayer : 1,95 x 1,25 m

 

Tapis iranien laine, fin XIX - début XX

 

Ville située à 80 km de Hamadan, sur la route d’Arak (Ouest de l’Iran).
La production regroupe une variété de décors floraux ou géométriques très stylisés.
On retrouve sur ce tapis le motif hérati d'inspiration kurde ainsi que le motif samovar (dit motif à tortues) dans la bordure principale.
Bel équilibre de couleurs. Tapis lumineux. Rare.

Kashan  1,85 x 1,30 m
Kashan 1,85 x 1,30 m

Kashan Motashem 1,85 x 1,30 m

 

Tapis iranien entièrement en soie, vers 1880. Exceptionnel

 

Tapis se composant d'un mihrab et d'un décor de vase avec des fleurs. De chaque côté du vase, se trouve un oiseau sur un socle. Deux colonnes soutiennent le mihrab. Le champ du tapis est mis en valeur par des bordures samovari. Marques d'usures sur l'ensemble du tapis.

 

Motashem (Motachem ou Moshtashan) :

Le nom de Motashem fait référence à un illustre Maître tisserand (Ustad) de Kashan dont l'atelier réalisa des tapis d'une qualité, d'une finesse et de dessins exceptionnels.

Motashem était réputé pour l'élégance de ces cartons de tapis d'un grand raffinement et d'une grande richesse.

Le terme kashan Motachem désigne les plus fins tapis de Kashan.

 

Ville du centre de l'Iran, la réalisation des tapis de Kashan débuta durant la dynastie des Séfévides (1502-1736) précisément sous le règne de Shah Abbas (1588-1629).

 

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles afin de former des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mirhabs mais aussi de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kahan, Tabriz et Ispahan. Le tapis devint académique.

 

Déjà, sous les Séfévides, les tapis de Kashan, étaient réputés.

 

Après des périodes troubles, au XVIII siècle, Kashan renoua avec l'art du tapis. Les réalisations de la fin du XIX siècle et du début du XX sont considérées comme majeures aussi bien en laine kurk qu'en soie (kurk : laine prélevée par peignage sur les agneaux).

 

Format ghalitché :

Le ghalitché est un terme employé pour des tapis d'une grande finesse.

L'appellation dozar est la plus courante pour les tapis de dimensions de 2,00 x 1,30 m .

Le zar est une unité de mesure persane correspondant à 1,06 m.

Le dozar correspond à 2 fois le zar.

Nous avons contacté le musée du tapis de Téhéran en avril 2016 afin qu'il nous donne un avis. La conservatrice du musée a eu la gentillesse de nous répondre.

 

Musée du Tapis de Téhéran
19/04/16
سلام
ع کس ف رش شما ر س ید آن چه از ع کس ب ه ن ظر م یر سد ف رش م ت ع لق ب ه شهر ک ا شان می ب ا شد و
ت ارب خ آن ب ه اوا سط دوران ق اجار می ر سد
ف رش ب ا ارزش و جزو ک ارهای موزه ای ا ست اگ رچه ب ه ن ظر م یر سد ب ه مرور زمان ک می ک ج و ن ا صاف
شده و از ل حاظ رنگ ن ا هماهن گی ب ه وجود آمده ا ست
اما آن چه ق اب ل ذک ر ا ست هرگ ز ن می ت وان از روی ع کس ن ظر ق ط عی داد و ف رش را ب ای د از ن زدی ک دی د
و ب رر سی ن مود
ب ا س پاس

 

Traduction française

Bonjour,
En se basant sur la photo reçue il nous semble que le tapis est un Kachan du milieu de la période Qadjar. C'est un précieux tapis de musée, malgré les irrégularités et les couleurs passées dû à l'usage et au passage du temps. Mais il faut ajouter que l'on ne peut jamais donner un avis définitif sur un tapis en se basant uniquement sur ces photos, sans le voir et l'examiner de près. Cordialement.

Boukhara 3,40 x 2,25 m
Boukhara 3,40 x 2,25 m

Boukhara : 3,40 x 2,25 m

 

Tapis de l'Ouzbékistan laine, daté 1317 soit 1899. Bon état.

 

Située sur la route de la soie, la ville de Boukhara était un centre important de collecte de tapis comprenant les tribus turkmènes comme les tékkés, salors, yomouths, ersaris (béchirs).

 

Un dessin intemporel, appelé 'pied d'éléphant', se composant du motif gül ou göl et à chaque extrémité, une bordure traditionnelle.

Légères ondulations que l'on peut atténuer avec un sous-tapis et irrégularités dans la bordure.

Yomouth  2,15 x 1,45 m
Yomouth 2,15 x 1,45 m

Yomouth : 2,15 x 1,45 m  Vendu

 

Tapis du Turkménistan, laine, 1930-40.

Très bon état.

 

Un grand classique intemporel.

Ensi tekké  1,45 x 1,00 m
Ensi tekké 1,45 x 1,00 m

Ensi tekké : 1,45 x 1,00 m   Vendu

 

Tapis du Turkménistan, laine kurk, 1920-30.

 

Les ensi tekké étaient utilisés comme portières à l'entrée des "tam oy" (tentes turkmènes). Il ne s'agit pas d'un tapis comprenant un mihrab (tapis de prière) comme on pourrait l'interpréter. Appelé hatchlou ou hadtchlu (en arménien), l'ensi tekké se compose de quatre niches. Il est devenu rare de trouver des ensi tekké et à plus forte raison dans cet état de conservation.

 

Légère déformation sur le champ du tapis.