Tapis anciens persans, caucasiens, anatoliens

Fruits de réalisations tribales, villageoises et académiques, les tapis anciens ont de plus en plus d'intérêts pour beaucoup d'amateurs. Ils sont l'expression d'un art ancestral qui influence et inspire encore de nos jours des œuvres majeures ou plus modestes. Le côté folklorique, rustique et primitif des tapis de tribus et villageois montre une grande humanité alors que les tapis académiques et d'ateliers impressionnent par leur finesse et leur complexité de réalisation. De plus en plus rares, ces 'œuvres' reflètent la fin d'une époque.

Kerman Laver 1,36 x 0,46 m
Kerman Laver 1,36 x 0,46 m

Kerman laver : 1,36 x 0,46 m

 

Tapis iranien laine kurk, chaîne et trame coton, fin XIX. 

Travail très fin. Très bon état de conservation.

 

 

Tapis restauré dans les règles de l'art par un Maître tisserand (voir photos ci-dessous).

 

Située au sud-est de l'Iran, à 1 800 m d'altitude, la ville de Kerman a la réputation d'être un des centres les plus prestigieux dans la réalisation des tapis. On attribue au village de Ravar les plus belles pièces dans la région de Kerman. Le nom de "ravar" a été transformé au fils du temps en 'lavar" et "laver".

 

Ce magnifique kerman laver se compose de trois médaillons ivoires faisant penser à des vases. Des bouquets de fleurs ainsi que des "boteh" donnent un côté élégant et raffiné à cette réalisation majeure. Tous les détails du dessin "ressortent" d'autant plus sur ce fond uni (kafzadé) bleu marine. Une bordure discrète entoure le tapis. 

 

Un peu d'histoire …

Marco Polo (1254-1324) qui fît un séjour à Kerman, écrivit sur cette ville. Voici quelques passages :

"Creman est un royaume en Perse". " En ce royaume naissent en grande abondance les pierres qui s'appellent Turquoises". "Les dames et demoiselles brodent très finement et très noblement, à l'aiguille, sur des draps en soie de toutes les couleurs représentant des bêtes, des oiseaux, des arbres, des fleurs". 

Il est à noter qu'à cette époque il s'agit de châles et non de tapis. 

Au musée du tapis de Meched (Khorassan, nord-est de l'Iran), on conserve un fragment de tapis kerman remontant à 1476. Les réalisations de tapis d'atelier de Kerman prirent de l'ampleur durant la dynastie des Séfévides (1501-1732) et plus précisément sous le règne de Shahs Abbas (1588-1529) qui correspond à l'âge d'or du tapis académique en Perse.

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles afin de former des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mihrabs mais aussi de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kashan, Kerman, Tabriz, Meched et Ispahan. Le tapis devint académique.

 

Un arrêt brutal des réalisations des tapis de Kerman se produisit à la chute de la dynastie Séfévide notamment en raison d'invasions afghanes. En 1794, sous la dynastie Qadjar, la ville de Kerman fût détruite. C'est à partir du XIX siècle que des ateliers furent recréés par des artisans locaux mais aussi par des sociétés européennes pour le marché européen et à partir de 1920 pour le marché américain.

 

Sarouk 1,32 x 0,84 m
Sarouk 1,32 x 0,84 m

Sarouk : 1,32 x 0,84 m 

 

Tapis iranien de la région d'Arak (ouest de l'Iran), laine kurk, chaîne et trame coton, fin XIX. Bon état général. Tapis solide et durable.

Usures régulières sur l'ensemble du tapis. Les points d'arrêt ont été restaurés dans notre atelier.

 

Beau sarouk ancien de format zaronim se composant, dans son champ, de motifs animaliers et d'arbres sur un fond rouge foncé mis en valeur par une bordure importante beige foncée. Belle patine due au temps.  

Ce sarouk montre le travail raffiné et la sensibilité des tisserands persans.

 

Quelques abraches : terme désignant une variation de tons dans une même couleurs. 

Paotou 1,15 x 0,82 m
Paotou 1,15 x 0,82 m

Paotou : 1,15 x 0,82 m  

 

Tapis chinois paotou (baotou) laine, chaîne et trame coton, début XX. Très bon état.

 

Ville de la Mongolie intérieure, située sur la rive gauche du fleuve jaune

(Huang Hé : 5164 km).

L'art du tissage des tapis paotous débuta au début du XIX siècle. La majorité des tapis paotous de la fin du XIX et du début XX sont généralement sur un fond bleu, plus rarement sur un fond rouge, ce qui les distinguent des autres tapis chinois. On retrouve le plus souvent des thèmes de paysages, de nuages, de motifs floraux, d'animaux, d'animaux imaginaires comme le phœnix ou le chien de Fô, mais aussi, des représentations humaines et des scènes d'intérieur. 

 

Cette pièce au motif épuré et apaisant, est un bel exemple des paotous anciens. Sur un fond bleu, symbolisant le ciel, la vie et le renouvellement dans la nature, un phœnix*, sur un rocher et sous un arbre, regarde le ciel où l'on peut voir, en haut à gauche, un nuage symbole de puissance. 

* le phœnix est un oiseau fabuleux qui tient du paon et du faisan. Emblème de l'impératrice et associé au dragon il devient symbole de bonheur. 

Un autre symbole important est représenté. Il s'agit de la pivoine, à gauche, face au phœnix, emblème de la fécondité, représentant le printemps et considérée par les chinois comme la reine des fleurs.

Autres tapis chinois, rubrique tapis pakistanais ...

Tafresh 1,90 x 1,40 m
Tafresh 1,90 x 1,40 m

Tafresh : 1,90 x 1,40 m

 

Tapis iranien de la région d'Arak (ouest de l'Iran) laine kurk*, chaîne et trame coton, circa 1930. Très bon état. Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés dans la tradition. Belle réalisation.


Proche de Saveh, la ville de Tafresh se situe au nord-ouest de Farahan. Ce tafresh traditionnel de format dozar se compose d'un grand médaillon arrondi rouge-brique mis en valeur sur un fond ivoire uni (kafzadé). Des écoinçons de couleurs bleues marines et rouge-briques prennent une large importance sur le champ du tapis. La bordure principale se compose de fleurs et est entourée de petites bordures "hérati" ou " samovari"**.
De part et d'autre du médaillon, on remarque une ligne de "boteh"***.

*Laine kurk: laine fine prélevée sur le cou des agneaux.
**Hérati de bordure (ou samovari) : ce motif se compose de petites fleurs représentées sur les bordures qui entourent le tapis. On le retrouve sur la majorité des tapis iraniens
***Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprés, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

Dorokch 3,40 x 2,40 m
Dorokch 3,40 x 2,40 m

Dorokch : 3,40 x 2,40 m  Vendu

 

Tapis du Khorassan, nord-est de l'Iran, laine kurk, fils de chaîne et de trame coton, circa 1920. Très bon état. Belle patine.

 

La petite ville de Dorokch, désertée après un violent tremblement de terre (1965), était réputée pour la qualité de ses tapis.

Les tapis du Khorassan sont connus pour leur qualité de laine, leur solidité et leur élégance. La couleur framboise est typique de ces réalisations.

 

Ce tapis dorokch ancien de format mian-farsh ne déroge pas à la règle. Il est composé, dans son champ, d'une multitude de fleurs et de botehs sur un fond framboise, entouré de sept bordures : deux petites bordures au motif 'aleh abassi' (bordure tulipes) encadrent deux bordures 'herati' ou 'samovari' (fleurs) qui à leur tour entourent deux autres bordures plus claires avec le motif boteh ou cachemire. La bordure la plus importante, bleu marine, reprend un motif de göl (fleurs) que l'on retrouve dans le champ du tapis.

Tapis signé Nazerie (Ustad : maître tisserand).

 

Lien vers Kashan 2,56 x 2,54 m (en bas de page)

Bakthiar Faradoumbé 2,35 x 1,55 m
Bakthiar Faradoumbé 2,35 x 1,55 m

Bakthiar faradoumbé : 2,35 x 1,55 m 

Nouvel arrivage

 

Tapis iranien laine kurk*, chaîne et trame coton, 1920-30. Bon état de conservation. Belle réalisation. Rare. Bordures et points d'arrêt restaurés.


Cet authentique et élégant faradoumbé se compose du motif "göl farang" (rose de France) rappelant les dessins floraux des tapisseries d'Aubusson. 


L'influence vient de la rose de Damas dont le motif de rose a inspiré les tapis Séfévides, qui à leur tour ont influencé les tapisseries européennes. A la fin du XIX siècle et au début du XX, ce motif se retrouve en Orient sur les tapis et kilims du Karabagh (Caucase), sur certains tapis iraniens comme les bidjars et les sennehs, ainsi que sur les kilims moldaves des Balkans.

 

Situés à l’ouest de l’Iran dans la région du Chahar Mahal où vivent des populations d’origine « bakthiari » de souche lur, les bakthiars reprennent des motifs traditionnels « jardins » ou « 4 saisons » qui datent de l’époque séfévide, mais aussi des tapis à médaillon. Les réalisations majeures des bakhtiaris regroupent les villages de Shahre Kord, Shalamzar, Tchalechotor, Sarman, Armenibaft ainsi que Faradoumbé avec le motif göl farang.


Reflet d'un artisanat local, c'est à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que beaucoup de dessins et de motifs de tapis furent élaborés en s'inspirant le plus souvent de réalisations antérieures.
Ces créations témoignent d'un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération.

 

*Laine kurk: laine fine prélevée sur le cou des agneaux.

Voir aussi Kilims moldaves.

Bakthiar 'khan' shahr kord  2,00 x 1,20 m
Bakthiar 'khan' shahr kord 2,00 x 1,20 m

Bakthiar 'khan' shahr kord : 2,00 x 1,20 m   

 

Tapis iranien laine, chaîne et trame coton, circa 1920.

Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés. Bon état. Usures d'usage. Belle patine. Rare.

 

Shahr kord au décor "jardin" ou "quatre saisons", se composant de losanges aux motifs différents dans un style naïf mais qui n'en est pas moins élégant. Le motif "zellol sultan" ou "zil il sultan" (vase de fleurs entouré de deux oiseaux), se retrouve dans deux losanges. Un cyprès zoroastrien, des bouquets de fleurs et deux oiseaux mettent également en valeur chaque caisson. Une petite bordure "herati" (fleurs) ainsi qu'une bordure plus large sur un fond beige, encadrent cette belle harmonie de motifs et de couleurs.

 

Khan : A la fin du XIX siècle, les bakthiaris se regroupèrent en une confédération sous l’autorité d'un Khan appelé Il Khan (Grand Khan). Ce tapis a été réalisé pour un Khan (commande ou présent).

 

Situés à l’ouest de l’Iran dans la région du Chahar Mahal où vivent des populations d’origine « bakthiari » de souche lur, les bakthiars reprennent des motifs traditionnels « jardins » ou « 4 saisons » s'inpirant de l’époque séfévide, mais aussi des tapis à médaillon. Les réalisations majeures des bakhtiaris regroupent les villages de Shahre Kord, Shalamzar, Tchalechotor, Sarman, Armenibaft ainsi que Faradoumbé avec le motif göl farang.

 

Bakthiar Faradoumbé, rubrique Tapis villageois

Boukhara  1,60 x 1,00 m
Boukhara 1,60 x 1,00 m

Boukhara : 1,60 x 1,00 m

 

Tapis laine, fils de chaîne et trame laine, fin XIX - début XX. État d'usage.

 

Authentique boukhara tekké au motif intemporel "pied d'éléphant". Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés dans la tradition. Usures d'usage sur l'ensemble du tapis. Belle patine.

 

Située sur la route de la soie, la ville de Boukhara est un centre important de collecte de tapis comprenant les tribus turkmènes et ouzbeks comme les tékkés, salors, yomouths, béchir.

 

De nos jours, sous cette appellation, est réuni un nombre de pièces réalisées par les tribus du vaste territoire qui entoure cette ville.

 

Un dessin intemporel  se composant du motif gül est significatif de cette production. Disposés en rangées, ces dessins sont reliés les uns aux autres par des croix ou des lignes. Les bordures sont nombreuses, ce qui permet d'équilibrer le tapis. Les boukharas sont des tapis serrés, sur fond rouge, avec des touches de safran, bleu indigo, beige. Malgré leur finesse, les boukharas sont très résistants.

A noter: le motif gül est appelé « pied d’éléphant ».

 

Le nom de Boukhara désigne également des tapis ornés de gül allant du  nord-est de l’Iran (tribu du Khorasan) à l’ouest de l’Afghanistan (beloutche).

Une appellation pakistanaise désigne une production de tapis reprenant  ce motif, sans en égaler la qualité.

 

Bidjar 1,67 x 1,16 m début XX
Bidjar 1,67 x 1,16 m début XX

Bidjar : 1,67 x 1,16 m    Vendu

 

Tapis iranien laine, début XX. Usures d'usage. Belle patine. Rare.

 

La ville de Bidjar est située dans le Kurdistan iranien (ouest de l’Iran). Les bidjars sont tenus en haute estime, en raison de leur grande robustesse et leur résistance à l’usure. Ce sont des tapis appréciés par les amateurs en raison de leur authenticité et de leur charme typiquement persan. 

 

Les tapis de bidjar et des villages des alentours sont réalisés avec le noeud turkbaff et sont réputés pour leur grande résistance à l'usure. Un bidjar traditionnel a de 3 à 5 rangées de fils de trame. De plus, la qualité de la laine et le tissage font que ces tapis sont pratiquement indestructibles. On les appelle "tapis de fer".

 

Élégant bidjar dans des teintes orangées et cuivrées se composant dans son champ du motif 'mahi' (losange). Tout autour, deux petites bordures hérati (fleurs) entourent une bordure plus importante au motif de boteh. On retrouve ce motif dans les écoinçons et le médaillon central.

Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprès, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

Azerbaïdjan iranien fin XIX -  1,17 x 1,00 m
Azerbaïdjan iranien fin XIX - 1,17 x 1,00 m

Azerbaïdjan : 1,17 x 1,00 m   Vendu

 

Tapis de l'Azerbaïdjan iranien, laine kurk, fin XIX. Rare.

Restaurations au fil du temps et usures d'usage.

 

Étonnant graphisme pour ce tapis qui a gardé ses couleurs d'origine prouvant la qualité des teintures.

Ce tapis de format zarsharak, en laine kurk (laine fine d'agneaux) est probablement de la région de Hériz où étaient réalisés des tapis de petits formats, aux motifs géométriques avec de la laine locale et ceci pour des réalisations antérieures au XX siècle. A partir du début du XX, avec l'implantation de commerçants venus de Tabriz, les formats des hérizs devinrent beaucoup plus grands.

 

Paire de saroughs début XX
Paire de saroughs début XX

Paire de sarough : 1,95 x 1,33 m / 1,95 x 1,37 m Vendu

 

Tapis iraniens de la région d'Arak, laine kurk, début XXème.

 

Usures régulières sur l'ensemble des tapis. Restaurations des points d'arrêt et nettoyages réalisés. Dans son jus.

 

Beaux saroughs aux motifs académiques s'inspirant par leurs médaillons, leurs écoinçons et leurs bordures de réalisations antérieures comme les kashans. Il est rare de trouver une paire dans les formats 'dozars'.

 

Kashan  1,85 x 1,30 m   fin XIX
Kashan 1,85 x 1,30 m fin XIX

Kashan Motashem 1,85 x 1,30 m

 

Tapis iranien entièrement en soie, vers 1880. Exceptionnel - Vendu

 

Tapis se composant d'un mihrab et d'un décor de vase avec des fleurs. De chaque côté du vase, se trouve un oiseau sur un socle. Deux colonnes soutiennent le mihrab. Le champ du tapis est mis en valeur par des bordures samovari. Marques d'usures sur l'ensemble du tapis.

 

Motashem (Motachem ou Moshtashan) :

Le nom de Motashem fait référence à un illustre Maître tisserand (Ustad) de Kashan dont l'atelier réalisa des tapis d'une qualité, d'une finesse et de dessins exceptionnels.

Motashem était réputé pour l'élégance de ses cartons de tapis d'un grand raffinement et d'une grande richesse.

Le terme kashan Motachem désigne les plus fins tapis de Kashan.

 

Ville du centre de l'Iran, la réalisation des tapis de Kashan débuta durant la dynastie des Séfévides (1502-1736) précisément sous le règne de Shah Abbas (1588-1629).

 

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles afin de former des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mihrabs mais aussi de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kashan, Kerman, Meched, Tabriz et Ispahan. Le tapis devint académique.

 

Déjà, sous les Séfévides, les tapis de Kashan, étaient réputés.

 

Après des périodes troubles, au XVIII siècle, Kashan renoua avec l'art du tapis. Les réalisations de la fin du XIX siècle et du début du XX sont considérées comme majeures aussi bien en laine kurk qu'en soie (kurk : laine prélevée par peignage sur les agneaux).

 

Format ghalitché :

Le ghalitché est un terme employé pour des tapis d'une grande finesse.

L'appellation dozar est la plus courante pour les tapis de dimensions de 2,00 x 1,30 m .

Le zar est une unité de mesure persane correspondant à 1,06 m.

Le dozar correspond à 2 fois le zar.

Nous avons contacté le musée du tapis de Téhéran en avril 2016 afin qu'il nous donne un avis. La conservatrice du musée a eu la gentillesse de nous répondre.

 

Musée du Tapis de Téhéran
19/04/16
سلام
ع کس ف رش شما ر س ید آن چه از ع کس ب ه ن ظر م یر سد ف رش م ت ع لق ب ه شهر ک ا شان می ب ا شد و
ت ارب خ آن ب ه اوا سط دوران ق اجار می ر سد
ف رش ب ا ارزش و جزو ک ارهای موزه ای ا ست اگ رچه ب ه ن ظر م یر سد ب ه مرور زمان ک می ک ج و ن ا صاف
شده و از ل حاظ رنگ ن ا هماهن گی ب ه وجود آمده ا ست
اما آن چه ق اب ل ذک ر ا ست هرگ ز ن می ت وان از روی ع کس ن ظر ق ط عی داد و ف رش را ب ای د از ن زدی ک دی د
و ب رر سی ن مود
ب ا س پاس

 

Traduction française

Bonjour,
En se basant sur la photo reçue il nous semble que le tapis est un Kachan du milieu de la période Qadjar. C'est un précieux tapis de musée, malgré les irrégularités et les couleurs passées dû à l'usage et au passage du temps. Mais il faut ajouter que l'on ne peut jamais donner un avis définitif sur un tapis en se basant uniquement sur ces photos, sans le voir et l'examiner de près. Cordialement.