Tapis anciens persans, caucasiens, anatoliens

Fruits de réalisations tribales, villageoises et académiques, les tapis anciens ont de plus en plus d'intérêts pour beaucoup d'amateurs. Ils sont l'expression d'un art ancestral qui influence et inspire encore de nos jours des œuvres majeures ou plus modestes. Le côté folklorique, rustique et primitif des tapis de tribus et villageois montre une grande humanité alors que les tapis académiques et d'ateliers impressionnent par leur finesse et leur complexité de réalisation. De plus en plus rares, ces 'œuvres' reflètent la fin d'une époque.

Bidjar Iran 1,77 x 1,35 l
Bidjar Iran 1,77 x 1,35 l

Bidjar Iran : 1,77 x 1,35 m    Vendu

 

Tapis du Kurdistan iranien (ouest de l'Iran), laine kurk (laine fine d'agneau), chaîne et trame coton, circa 1890. Malgré son âge, le tapis est en très bon état et les couleurs n'ont pas fané.

Tapis restauré dans les règles de l'art par un Maître tisserand qui a 'retissé' des franges d'un côté. Rare.

 

Les Bidjar sont tenus en haute estime, en raison de leur grande robustesse et leur résistance à l’usure. Ce sont des tapis appréciés par les amateurs en raison de leur authenticité et de leur charme typiquement persan.

 

Les tapis de Bidjar et des villages des alentours sont réalisés avec le nœud turkbaff (nœud double. Un Bidjar traditionnel a de 3 à 5 rangées de fils de trame. De plus, la qualité de la laine et le tissage font que ces tapis sont pratiquement indestructibles. On les appelle 'tapis de fer '.

 

Splendide Bidjar au motif floral, à la fois classique et intemporel. Sur un fond bleu marine, les motifs s'accordent dans une palette de couleurs assorties. Des bordures traditionnelles encadrent cette composition. Tapis solide et durable, épais et souple.

Iran Senneh 2,00 x 1,51 m
Iran Senneh 2,00 x 1,51 m

Senneh Iran : 2,00 x 1,51 m 

 

Tapis iranien laine kurk, chaîne et trame laine, circa 1880. Tapis restauré dans les règles de l'art par un Maître tisserand qui a "retissé" des franges en soie en raison de la finesse du tapis. Très bon état vu son âge. Belle patine. Exceptionnel et rare.

 

Ancienne appellation de la ville de Sanandaj, la ville de Senneh se situe dans le Kurdistan iranien ( Nord-ouest de l'Iran) et est réputée pour ses tapis à points noués. Les kilims de Senneh sont aussi très appréciés des amoureux des tapis authentiques. Le travail est très raffiné autant dans la technique de réalisation que dans les dessins qui se perpétuent au fil des générations. 

 

Magnifique Senneh, de format dozar, reprenant sur son champ le motif 'Göl farang' (Rose de France). Des bouquets composés de trois fleurs sont insérés dans des médaillons richement travaillés. Des bordures traditionnelles encadrent cette composition. C'est un tapis exceptionnel par sa qualité et son harmonie de couleurs.

 

Motif de roses (Göl Farangi): 
L'influence vient de la rose de Damas dont le motif de roses a inspiré les tapis Séfévides, qui à leur tour ont probablement influencé les tapisseries européennes. A la fin du XIX siècle et au début du XX, le motif göl farangi qui signifie rose ou fleur de France se retrouve en Orient sur les tapis et kilims du Karabagh (Caucase), sur certains tapis iraniens comme ceux de Bidjar, de Senneh et des Bakthiar du village de Faradoumbeh, ainsi que sur les kilims moldaves (Moldavie) et göçnems (Bulgarie) des Balkans.

Senneh Iran 1,44 x 1,07 m
Senneh Iran 1,44 x 1,07 m

Senneh Iran : 1,44 x 1,07 m   Nouvel arrivage

 

Tapis iranien laine, chaîne et trame coton, circa 1940. Très bon état vu son âge. Usures régulières sur l'ensemble du tapis. Les points d'arrêt ont été restaurés dans notre atelier. Tapis solide et durable.

 

Authentique Senneh, de format zaronim, reprenant dans son champ un motif traditionnel, probablement d'origine kurde.

Au centre, un médaillon bleu est inséré dans un médaillon rouge patiné qui, à son tour, est inséré dans un médaillon sur un fond beige. Quatre écoinçons encadrent le centre. 

La bordure principale est décorée du motif 'boteh' et de fleurs.

**Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprès, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

Heriz Iran 3,30 x 2,25 m
Heriz Iran 3,30 x 2,25 m

Hériz Iran : 3,30 x 2,25 m    

 

Tapis iranien laine, chaîne et trame coton, circa 1920. Usures d'usage normales vu son âge, mais malgré tout, le tapis reste solide. Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés.

 

Située dans l'Azerbaïdjan iranien, à l'est de Tabriz, Hériz est une ville regroupant la production des villages voisins comme Ahar, Goravan, Sérapi, Bakhshayesh ... Les Hériz ont la réputation d'être des tapis solides et très résistants à l'usure en raison d'une laine d'excellente qualité et noués avec le nœud turkbaff.

 

Les tapis hériz à dessins géométriques et à médaillon central s'inspirent d'une tradition familiale. A la fin du XIXème siècle, des commerçants de Tabriz firent tisser des tapis à Hériz,, de grandes dimensions, en apportant un côté plus "raffiné". Malgré ce changement, beaucoup de tisserands ne voulaient pas utiliser de cartons et se référaient aux dessins traditionnels ou à des "vaghirehs". A cette époque et jusqu'au début de la Première Guerre Mondiale, des tapis en soie ont aussi été réalisés. Ils sont maintenant très rares et très recherchés.

 

Authentique hériz traditionnel se composant d'un médaillon central dont le 'cœur', en forme d'octogone, représente l'Univers. On retrouve différents motifs comme des boteh*, des étoiles de Mèdes à huit branches, des göl (fleurs). La bordure principale reprend un motif de göl et de boteh encadrée par deux petites bordures avec le motif 'S'**.  Bel équilibre de couleurs cuivrées et patinées. 

*Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprès, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

** Le motif 'S' représente à l'origine un dragon bicéphale que l'on pouvait observer sur des bronzes anciens perses, chinois et celtes.

Shiraz Gashghaï Iran 1,90 x 1,60 m
Shiraz Gashghaï Iran 1,90 x 1,60 m

Shiraz Gashghaï Iran : 1,90 x 1,60 m    Nouvel arrivage

Tapis iranien, région de Fars (sud-ouest de l'Iran) laine, chaîne et trame laine, circa 1920. Usures sur l'ensemble du tapis. Les points d'arrêt ont été restaurés dans notre atelier. 

 

Ce Shiraz Gashghaï, au graphisme traditionnel, est typique des réalisations du XIX et du début du XX siècle. Sur un fond marron, trois médaillons sont entourés d'une multitude de motifs : zoomorphes de coqs, göl (fleurs), quelques étoiles de Mèdes ( à huit branches).

Une bordure principale composée d'étoiles de Mèdes et du motif 'S'*, est encadrée de deux bordures, plus claires, aux motifs de sabliers et de zoomorphes.

Malgré son âge, ce tapis reste solide. 

* motif S :  symbolisant, à l'origine, un dragon bicéphale que l'on pouvait observer sur des bronzes anciens perses, chinois et celtes. 

Kashan Iran 2,08 x 1,28 m
Kashan Iran 2,08 x 1,28 m

Kashan Iran : 2,08 x 1,28 m   Vendu

 

Tapis iranien laine kurk*, chaine et trame coton, circa 1870. Etat d’usage. Usure régulière sur l’ensemble du tapis. Bordures et points d’arrêt restaurés.

 

Kashan académique ancien de format ‘dozar’ ou plutôt ‘ghaliché’ vu la finesse du tapis, à motif de mihrab. Il se compose, dans la partie inférieure, d’un vase encadré, de part de d’autre, de cervidés. Sur le champ du tapis, on peut admirer une multitude de fleurs et de rinceaux où se fondent des oiseaux. Le tout est mis en valeur par des bordures ‘samovari’ (fleurs) et oiseaux, encadrées par des petites bordures ‘aleh abassi’ (tulipes) et ‘hérati’ (fleurs).

 

Par sa finesse et son élégance, ce tapis pourrait être qualifié de ‘Kashan Motashem’.

Le terme 'Kashan Motashemdésigne les plus fins tapis de Kashan.

Le nom de Motashem fait aussi référence à un illustre Maître tisserand (Ustad) de Kashan dont l'atelier réalisa des tapis d'une qualité, d'une finesse et de dessins exceptionnels.

Motashem était réputé pour l'élégance de ses cartons de tapis d'un grand raffinement et d'une grande richesse.

 

Ville du centre de l'Iran, la réalisation des tapis de Kashan débuta durant la dynastie des Séfévides (1502-1736) précisément sous le règne de Shah Abbas (1588-1629).

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles où travaillaient des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mihrabs, mais aussi, s'inspiraient de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kashan, Kerman, Meched, Tabriz et Ispahan. Le tapis devint académique.

Déjà, sous les Séfévides, les tapis de Kashan, étaient réputés.

Après des périodes troubles, au XVIII siècle, Kashan renoua avec l'art du tapis. Les réalisations de la fin du XIX siècle et du début du XX sont considérées comme majeures aussi bien en laine kurk qu'en soie.

*Laine kurk : laine fine d'agneau prélevée par peignage.

Kashan Iran 2,10 x 1,35 m
Kashan Iran 2,10 x 1,35 m

Kashan Iran : 2,10 x 1,35 m   Nouvel arrivage

 

Tapis iranien laine kurk*, chaîne et trame coton, circa 1870. Bon état vu son âge. Usure et patine régulière sur l'ensemble du tapis. Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés. Tapis solide et durable.

 

Kashan académique, ancien, à motif de mihrab et de format dozar ou plutôt 'ghaliche' vu la finesse du tapis. 

Il est constitué d'un motif traditionnel de vases et de coupes ainsi que d'une multitude de fleurs qui évoquent le motif 'mille fleurs'.

Ce motif est le plus souvent associé aux Gashghaï Kashkuli (fars, sud-ouest de l'Iran). En fait, son origine vient probablement des tapis indiens moghols**.

 

Nadir-Shah (1688-1747), souverain Séfévide Persan, mis à sac Delhi en 1734 et ramena en esclavage, dans le Fars, des tisserands indiens, de nombreux artisans et une multitude de richesse.

 

Une large bordure élaborée, au motif fleuri sur fond bleu marine, est encadrée de deux petites bordures 'herati' ou 'samovari' (fleurs). Sa couleur est rappelée dans le vase central. On devine deux cyprès*** de part et d'autre du vase fleuri.

 

*laine kurk : laine fine d'agneau prélevée par peignage. Laine solide et durable.

** Moghol : ce mot fait référence à la dynastie d'origine mongole qui régna en Inde du XVI au XVIII siècle. 

*** Le cyprès : Le cyprès  fait référence à Zoroastre, prophète iranien (VI siècle avant J-C) qui aurait fait planter deux cyprès dans le désert du Khorasan afin de lutter contre les ogres. Une légende veut qu'à sa mort, Zoroastre se serait réincarné en cyprès, en arbre, en palme ou en gouttes d'eau (boteh).  

Kerman laver 1,10 x 0,70 m
Kerman laver 1,10 x 0,70 m

Kerman laver : 1,10 x 0,70 m 

 

Tapis iranien laine kurk, chaîne et trame coton, circa 1870. Format zarsharak.

Travail très fin. Etat d'usage sur toute la surface mais le tapis reste malgré tout très solide.

Restauration des bordures et points d'arrêt dans notre atelier (photos ci-dessous). Quelques restaurations antérieures d'une cinquantaine d'années.

 

Située au sud-est de l'Iran, à 1 800 m d'altitude, la ville de Kerman a la réputation d'être un des centres les plus prestigieux dans la réalisation des tapis. On attribue au village de Ravar les plus belles pièces dans la région de Kerman. Le nom de "ravar" a été transformé au fils du temps en 'lavar" et "laver".

 

Superbe kerman laver se composant d'un médaillon central bleu marine en forme d'étoile à huit branches sur un champ rouge carmen et de quatre écoinçons bleus pastels. Une multitude de fleurs sont représentées sur toute la surface ainsi que dans les bordures.

Un peu d'histoire …

Marco Polo (1254-1324) qui fît un séjour à Kerman, écrivit sur cette ville. Voici quelques passages :

"Creman est un royaume en Perse". " En ce royaume naissent en grande abondance les pierres qui s'appellent Turquoises". "Les dames et demoiselles brodent très finement et très noblement, à l'aiguille, sur des draps en soie de toutes les couleurs représentant des bêtes, des oiseaux, des arbres, des fleurs". 

Il est à noter qu'à cette époque il s'agit de châles et non de tapis. 

Au musée du tapis de Meched (Khorassan, nord-est de l'Iran), on conserve un fragment de tapis kerman remontant à 1476. Les réalisations de tapis d'atelier de Kerman prirent de l'ampleur durant la dynastie des Séfévides (1501-1732) et plus précisément sous le règne de Shahs Abbas (1588-1529) qui correspond à l'âge d'or du tapis académique en Perse.

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles afin de former des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mihrabs mais aussi de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kashan, Kerman, Tabriz, Meched et Ispahan. Le tapis devint académique. 

Un arrêt brutal des réalisations des tapis de Kerman se produisit à la chute de la dynastie Séfévide notamment en raison d'invasions afghanes. En 1794, sous la dynastie Qadjar, la ville de Kerman fût détruite. C'est à partir du XIX siècle que des ateliers furent recréés par des artisans locaux mais aussi par des sociétés européennes pour le marché européen et à partir de 1920 pour le marché américain.

Ispahan Iran 2,12 x 1,35 m
Ispahan Iran 2,12 x 1,35 m

Ispahan Iran : 2,12 x 1,35 m  Vendu

 

Tapis iranien laine kurk (laine fine d'agneau prélevée par peignage), chaine et trame coton, circa 1900. Tapis restauré dans notre atelier (points d'arrêt et bordures). Très bon état vu son âge. Rare. Tapis solide et durable.

 

Les tapis d'Ispahan sont parmi les plus beaux et les plus fins tapis d'Iran. Les premières productions débutèrent durant la dynastie des Séfévides (1501-1732) et plus précisément sous le règne de Shah Abbas le Grand (1588-1629). Interrompue au XVIIIème siècle par une invasion afghane, la production ne réapparut qu'à la fin du XIXème. 

 

Mais c'est surtout au début du XXème siècle que  les réalisations prirent de l'ampleur grâce à l'initiative de commerçants venus de Kashan et de Tabriz. Par tradition, ces réalisations étaient familiales, chez l'habitant.

 

Splendide Ispahan de format dozar, ayant demandé une grande maîtrise dans sa réalisation. L'Ustad (Maître tisserand) a dessiné un carton remarquable de ce tapis classique et intemporel. 

Sur un fond rouge bordeaux, une série de médaillons et de semi-médaillons sont alignés, entourés d'une multitude de fleurs, de rinceaux et de botehs*. 

Une belle  bordure principale sur un fond bleu marine, riche en motifs floraux, est encadrée de petites bordures aleh abassi** et samovari***. L'ensemble donne un équilibre parfait. Belle polychromie.

 

*Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprés, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

**Aleh abassi : motif de tulipes stylisées faisant référence à Shah Abbas.

***Samovari : ce motif se compose de petites fleurs représentées sur les bordures qui entourent le tapis. On le retrouve sur la majorité des tapis iraniens.

Malayer Iran 1,38 x 0,97 m
Malayer Iran 1,38 x 0,97 m

Malayer Iran : 1,38 x 0,97 m   

 

Tapis iranien laine kurk*, chaine et trame coton, circa 1870. Très bon état vu son âge. Usure régulière sur l’ensemble du tapis. Bordures et points d’arrêt restaurés.

 

La ville de Malayer est située à 80 km de Hamadan, sur la route d’Arak (Ouest de l’Iran).
La production regroupe une variété de décors floraux ou géométriques très stylisés.

Rare tapis Malayer ancien de format zaronim, réalisé parmi les 240 villages de ce secteur.

Ce tapis est de forte tradition kurde et provient des villages au nord et à l’ouest de Malayer.

 Sur le champ du tapis, on retrouve une interprétation raffinée des motifs traditionnels ‘mahi’(motif en losange appelé aussi ‘bouche de poisson’) encadrés de ‘botehs’** stylisés. Une bordure principale composée des motifs ‘samovari’ et ‘botehs’ encadre le champ du tapis. Belle harmonie de couleurs, abraches dans le champ beige.

 Ce Malayer, malgré son âge, 150 ans, a conservé ses couleurs d’origine, ce qui prouve la qualité des teintures

.

*Laine kurk : laine fine d'agneau prélevée par peignage.

Malayer Iran 2,10 x 1,10 m
Malayer Iran 2,10 x 1,10 m

Malayer Iran : 2,10 x 1,10 m  Nouvel arrivage

 

Tapis iranien de la région d'Arak, laine, chaîne et trame coton, circa 1930. Bon état. Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés. 

A noter : Trois taches sont restées après le lavage (voir photos.

 

Dessin atypique pour ce Malayer de format dozar et dans des tons de rose. Deux médaillons originaux incérant des motifs floraux, prennent l'ensemble du champ du tapis. Une large bordure au motif fleuri et sur un fond bleu chiné est encadrée par deux petites bordures au motif 'hérati' (fleurs).

Boukhara Tekké 2,13 x 1,29 m
Boukhara Tekké 2,13 x 1,29 m

Boukhara Tekké : 2,13 x 1,29 m   Vendu

 

Tapis laine, fils de chaîne et trame laine, circa 1920. Usure d'usage mais en bon état vu son âge. Les bordures et les points d'arrêt ont été restaurés dans notre atelier.

 

Authentique Boukhara Tekké au motif intemporel "pied d'éléphant" sur un fond marron brique avec des touches de beige, d'orange et de bleu. Deux bordures au motif de zoomorphes de cornes de bélier encadrent une bordure plus importante composée d'octogones, représentant l'Univers, et d'étoiles de Mèdes à huit branches. Belle patine.

 

Située sur la route de la soie, la ville de Boukhara est un centre important de collecte de tapis comprenant les tribus turkmènes et ouzbeks comme les tekkés, salors, yomouths, béchir.

De nos jours, sous cette appellation, est réuni un nombre de pièces réalisées par les tribus du vaste territoire qui entoure cette ville.

 

Un dessin intemporel  se composant du motif gül est significatif de cette production. Disposés en rangées, ces dessins sont reliés les uns aux autres par des croix ou des lignes. Les bordures sont nombreuses, ce qui permet d'équilibrer le tapis. Les Boukhara sont des tapis serrés, le plus souvent sur fond rouge. Malgré leur finesse, les Boukhara sont très résistants.

A noter: le motif gül est appelé « pied d’éléphant ».

 

Le nom de Boukhara désigne également des tapis ornés de gül allant du  nord-est de l’Iran (tribu du Khorasan) à l’ouest de l’Afghanistan (beloutche).

Une appellation pakistanaise désigne une production de tapis reprenant  ce motif, sans en égaler la qualité.

Kazak Caucase 1,78 x 0,93 m
Kazak Caucase 1,78 x 0,93 m

Kazak Caucase : 1,78 x 0,93 m   

 

Tapis caucasien laine, chaîne et trame laine, circa 1900. Très bon état. Etat d’usage normal sur l’ensemble du tapis vu son âge. Bordures et points d’arrêt restaurés. Rare.

 

L'appellation Kazak désigne des tapis noués dans un secteur montagneux comprenant la Géorgie et l'Arménie. Les kazaks englobent les petites villes ou villages de Bordjalou, Farchalo, Lambalo, Karachoph ...

 

Authentique Kazak caucasien se composant de trois médaillons à motifs de zoomorphes, reliés, entre eux, par des sabliers, symbolisant le temps qui passe.

Sur le champ du tapis, des motifs propres aux Kazaks sont représentés : motif ‘S’*, étoiles de Medès (étoile à huit branches), göl (fleurs).

Ce tapis, malgré son âge, a conservé ses couleurs d’origine, ce qui prouve la qualité des teintures.

*Motif ‘S’ : représente, à l'origine, un dragon bicéphale que l'on pouvait observer sur les bronzes anciens perses, chinois et celtes. 

 

Quelques abraches : terme désignant une variation de tons dans une même couleur.

Kazak Caucase 2,20 x 1,30 m
Kazak Caucase 2,20 x 1,30 m

Kazak Caucase : 2,20 x 1,30 m

 

Tapis caucasien laine, chaîne et trame laine, daté 1320 soit 1902 (calendrier chrétien). Très bon état. Rare.

 

L'appellation Kazak désigne des tapis noués dans un secteur montagneux comprenant la Géorgie et l'Arménie. Les kazaks englobent les petites villes ou villages de Bordjalou, Farchalo, Lambalo, Karachoph ...

 

Authentique Kazak se composant de trois médaillons insérant, pour celui du milieu, un motif de sablier symbolisant le temps qui passe, pour les deux autres, des zoomorphes d'araignées (tarentules).

Une première bordure ainsi que deux plus petites reprennent le motif 'S' représentant à l'origine un dragon bicéphale que l'on pouvait observer aussi sur des bronzes anciens perses, chinois et celtes. 

Une dernière bordure sur un fond beige s'inspire d'un briquetage ancien. 

Malgré son âge, les couleurs de ce Kazak n'ont pas fané. Quelques abraches (terme désignant une variation de tons dans une même couleur) sont caractéristiques de cette origine.

 

A noter : Les tapis récents 'kazak', réalisés par les pachtounes depuis les années 90, le plus souvent dans de grandes dimensions, reprennent les motifs des tapis caucasiens anciens mais ne sont en aucun cas des tapis caucasiens.

Kazak Caucase 1,93 x 0,97 m
Kazak Caucase 1,93 x 0,97 m

Kazak Caucase : 1,93 x 0,77 m  

 

Tapis caucasien laine, circa 1930. Etat d'usage. Points d'arrêt restaurés dans notre atelier.

 

L'appellation Kazak désigne des tapis noués dans un secteur montagneux comprenant la Géorgie et l'Arménie. 

 

Ce tapis est composé d'un motif géométrique répétitif au centre, et est délimité par des bordures qui mettent en valeur le champ du tapis. On retrouve une bordure ale abassi (bordure tulipe) et une bordure 'eau qui court' qui entourent une bordure beige hérati, composé de fleurs et de svastikas. La qualité des couleurs qui n'ont pas fané avec le temps. 

A noter un décrochement dans le motif de la bordure (voir photo en haut à gauche).

Kazak Caucase : 2,40 x 1,30 m

 

Tapis caucasien laine, chaîne et trame laine, daté 1949. Très bon état. Rare.

 

L'appellation Kazak désigne des tapis noués dans un secteur montagneux comprenant la Géorgie et l'Arménie. 

 

Ce kazak authentique, de format 'kellé', est l'exemple parfait d'un travail traditionnel villageois propre aux tapis caucasiens et d'une époque révolue. Il est possible , vu son graphisme, qu'il s'agisse d'un kazak 'Lori Pambak', terme désignant des tapis réalisés au Nord de l'Arménie dans de petits villages rattachés à Lori dont le chef-lieu est Pandak et situés le long de la frontière géorgienne. 

 

Sur un champ bleu marine très foncé (noir) quatre motifs géométriques de couleur 'fraise écrasée' très épurés contrastent avec différentes bordures travaillées.

Sur le champ 'noir', on remarque des motifs de sabliers, de göls (fleurs), ainsi que la date 1949 reproduite quatre fois. Le tapis a été signé, dans un médaillon, avec les initiales C et A. 

Les octogones à l'intérieur de chaque médaillon représentent l'Univers.

Les bordures :

- bordure 'Aleh abassi' ( bordure tulipes) jaune orangée.

- bordure motif 'S'. Ce motif représentait, à l'origine, un dragon bicéphale que l'on pouvait observer sur les bronzes anciens perses, chinois  et celtes.

 A noter, une petite restauration (2 cm²) sur l'envers du tapis, non visible sur l'endroit.

Ferahan Iran 1,84 x 1,36 m
Ferahan Iran 1,84 x 1,36 m

Ferahan Iran : 1,84 x 1,36 m   Vendu

 

Tapis iranien laine kurk*, chaîne et trame coton, circa 1880. Etat d'usage normal sur l'ensemble du tapis, vu son âge (140 ans). Bordures et points d'arrêt restaurés dans notre atelier. D'autres restaurations ont été réalisées au fil du temps. Rare.

 

Située au nord d'Arak (ancien nom : Sultanabad), ouest de l'Iran, le district de Farahan comprenait des villages réputés pour leur qualité de tissage. Très appréciés des Anglais à partir du XIX siècle, les Farahan sont des tapis résistants ce qui n'enlève en rien leur côté élégant. Ils sont réputés pour leur sobriété. Ce sont des tapis qui ont un velours ras avec une laine d'excellente qualité, teintée à partir de couleurs végétales. Beaucoup de Farahan ont un motif à médaillon central toujours bien équilibré relevé par une bordure samovari**. Ces tapis étaient souvent destinés au marché européen et plus particulièrement pour l'Angleterre.

 

Cet élégant farahan de format dozar est un exemple parfait des réalisations anciennes. La couleur orangée domine sur l'ensemble du tapis.

Un superbe médaillon noir, aux motifs floraux orangés et verts, contraste avec le champ ivoire du tapis. La bordure principale reprend des motifs floraux et des botehs*** et ses couleurs abrachés**** donnent beaucoup de charme à ce splendide Farahan. 

*Laine kurk : laine fine d'agneau prélevée par peignage. Laine solide et durable.

**Samovari : ce motif se compose de petites fleurs représentées sur les bordures qui entourent le tapis. On le retrouve sur la majorité des tapis iraniens.

***Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprès, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

****Abrache : terme désignant une variation de tons dans une même couleur.

Sarouk Iran 3,40 x 2,70 m
Sarouk Iran 3,40 x 2,70 m

Sarouk Iran : 3,40 x 2,70 m   Vendu

 

Tapis iranien laine kurk (laine fine prélevée sur les agneaux par peignage), chaîne et trame coton, circa 1920-30. Très bon état. Les bordures ont été restaurées ainsi que les points d'arrêt (restauration à la française) il y a quelques années.

Tapis solide et durable. Travail fin et soigné. Belle réalisation.

 

 

Située à 40 km au nord de Sultanabad (région d'Arak, ouest de l'Iran), l'ancien village de Sarouk (ou Sarough) était déjà connu au XIV siècle. 

Les tapis de Sarouk et de ses environs étaient réalisés dans une tradition ancienne dans des petits ateliers. A partir du milieu du XIX siècle, la production s'est développée à la demande de compagnies européennes. Ces tapis étaient destinés au marché européen et dès le XX siècle, au marché américain ('Sarouk américain') où ils étaient tenus en haute estime. Avant 1913, les motifs étaient réalisés de mémoire. Par la suite, Georges Stevens demanda que les motifs soient dessinés sur des 'cartons'* avant la réalisations des tapis. Avant 1915, le velours des Sarouk étaient ras. Par la suite, le velours était plus épais car plus apprécié par la demande américaine.

 

Elégant Sarouk de format mian farsh, reprenant un thème floral sur un fond rose patiné appelé 'dughi'. Cette couleur particulière était obtenue à partir de colorants naturels : feuilles de vigne avec ajout de garance. On ajoutait au bain de l'alun et de l'acide lactique. Les vases de fleurs sont richement travaillés insérant pour quelques uns des botehs**. Six petites bordures au motif 'herati" ou "samovari (fleurs) encadrent une superbe bordure sur un fond bleu marine. 

 

*Carton : Schéma de tapis. Il s'agit d'un dessin composé de petits carrés de couleurs, chacun correspondant à un nœud. L'Ustad est le maître qui réalise les cartons.

**Boteh : Motif ancien ayant différentes significations. Il peut représenter la transformation de Zoroastre en cyprés, symbole de l'éternité, mais aussi en goutte d'eau, en palme, en arbre. Le terme boteh signifie "buisson fleuri" en persan. Il existe une similitude avec le yin et le yang.

Kerman Laver 1,36 x 0,46 m
Kerman Laver 1,36 x 0,46 m

Kerman laver : 1,36 x 0,46 m Vendu

 

Tapis iranien laine kurk, chaîne et trame coton, fin XIX. 

Travail très fin. Très bon état de conservation.

 

 

Tapis restauré dans les règles de l'art par un Maître tisserand (voir photos ci-dessous).

 

Située au sud-est de l'Iran, à 1 800 m d'altitude, la ville de Kerman a la réputation d'être un des centres les plus prestigieux dans la réalisation des tapis. On attribue au village de Ravar les plus belles pièces dans la région de Kerman. Le nom de "ravar" a été transformé au fils du temps en 'lavar" et "laver".

 

Ce magnifique kerman laver se compose de trois médaillons ivoires faisant penser à des vases. Des bouquets de fleurs ainsi que des "boteh" donnent un côté élégant et raffiné à cette réalisation majeure. Tous les détails du dessin "ressortent" d'autant plus sur ce fond uni (kafzadé) bleu marine. Une bordure discrète entoure le tapis. 

 

Baotou Chine 1,76 x 1,20 m
Baotou Chine 1,76 x 1,20 m

Baotou Chine (tapis d'érudit): 1,76 x 1,20 m  

 

Tapis chinois laine, chaîne et trame coton, circa 1940. Bon état. Tapis restauré (bordures et points d'arrêt) et recolorisé.

 

Ville de la Mongolie intérieure, située sur la rive gauche du fleuve jaune (Huang Hé : 5164 km).

L'art du tissage des tapis Baotou (Paotou) débuta au début du XIX siècle. La majorité des tapis Baotou de la fin du XIX et du début XX sont généralement sur un fond bleu, plus rarement sur un fond rouge, ce qui les distinguent des autres tapis chinois. On retrouve le plus souvent des thèmes de paysages, de nuages, de motifs floraux, d'animaux, d'animaux imaginaires comme le phœnix ou le chien de Fô, mais aussi, des représentations humaines et des scènes d'intérieur.

 

Authentique tapis Baotou appelé 'tapis d'érudit'. Sur un champ uni bleu marine, une scène d'intérieur traditionnelle représente des objets d'érudit.

Sur la gauche, plusieurs vases fleuris dont un avec une pivoine (symboles de bien-être et de bonheur) repose sur un tabouret. Selon les anciens chinois la composition d'un vase portant un rameau fleuri signifie : 'Veuillez trouver paix et repos selon vos désirs'.

Au centre, un lotus (symboles du pureté, de fécondité et de perfection) dans un vase important repose sur un socle entouré de livres et d'un rouleau (parchemin). A droite, différents objets complètent cette scène : coupe de raisins, vase de fleurs,  jarre sur petit meuble.

Une frise fleurie sur un fond clair encadre cette scène où dans chaque angle on peut voir un objet d'érudit : échiquier, livres, rouleau (parchemin) ...

Avant restauration ...

Après restauration ...

Kashan  1,85 x 1,30 m   fin XIX
Kashan 1,85 x 1,30 m fin XIX

Kashan Motashem 1,85 x 1,30 m

 

Tapis iranien entièrement en soie, vers 1880. Exceptionnel - Vendu

 

Tapis se composant d'un mihrab et d'un décor de vase avec des fleurs. De chaque côté du vase, se trouve un oiseau sur un socle. Deux colonnes soutiennent le mihrab. Le champ du tapis est mis en valeur par des bordures samovari. Marques d'usures sur l'ensemble du tapis.

 

Motashem (Motachem ou Moshtashan) :

Le nom de Motashem fait référence à un illustre Maître tisserand (Ustad) de Kashan dont l'atelier réalisa des tapis d'une qualité, d'une finesse et de dessins exceptionnels.

Motashem était réputé pour l'élégance de ses cartons de tapis d'un grand raffinement et d'une grande richesse.

Le terme kashan Motachem désigne les plus fins tapis de Kashan.

 

Ville du centre de l'Iran, la réalisation des tapis de Kashan débuta durant la dynastie des Séfévides (1502-1736) précisément sous le règne de Shah Abbas (1588-1629).

 

Voulant développer l'art en Perse, Shah Abbas créa des écoles afin de former des Ustads (maîtres dessinateurs tisserands). Ces derniers réalisèrent des 'cartons' de tapis. Les dessins se composaient de motifs à médaillons, de scènes de chasses, de ramages de  fleurs, d'arbres, de jardins, de mihrabs mais aussi de mosaïques.

Les créations majeures de tapis furent réalisées dans les villes de Kashan, Kerman, Meched, Tabriz et Ispahan. Le tapis devint académique.

 

Déjà, sous les Séfévides, les tapis de Kashan, étaient réputés.

 

Après des périodes troubles, au XVIII siècle, Kashan renoua avec l'art du tapis. Les réalisations de la fin du XIX siècle et du début du XX sont considérées comme majeures aussi bien en laine kurk qu'en soie (kurk : laine prélevée par peignage sur les agneaux).

 

Format ghalitché :

Le ghalitché est un terme employé pour des tapis d'une grande finesse.

L'appellation dozar est la plus courante pour les tapis de dimensions de 2,00 x 1,30 m .

Le zar est une unité de mesure persane correspondant à 1,06 m.

Le dozar correspond à 2 fois le zar.

Nous avons contacté le musée du tapis de Téhéran en avril 2016 afin qu'il nous donne un avis. La conservatrice du musée a eu la gentillesse de nous répondre.

 

Musée du Tapis de Téhéran
19/04/16
سلام
ع کس ف رش شما ر س ید آن چه از ع کس ب ه ن ظر م یر سد ف رش م ت ع لق ب ه شهر ک ا شان می ب ا شد و
ت ارب خ آن ب ه اوا سط دوران ق اجار می ر سد
ف رش ب ا ارزش و جزو ک ارهای موزه ای ا ست اگ رچه ب ه ن ظر م یر سد ب ه مرور زمان ک می ک ج و ن ا صاف
شده و از ل حاظ رنگ ن ا هماهن گی ب ه وجود آمده ا ست
اما آن چه ق اب ل ذک ر ا ست هرگ ز ن می ت وان از روی ع کس ن ظر ق ط عی داد و ف رش را ب ای د از ن زدی ک دی د
و ب رر سی ن مود
ب ا س پاس

 

Traduction française

Bonjour,
En se basant sur la photo reçue il nous semble que le tapis est un Kachan du milieu de la période Qadjar. C'est un précieux tapis de musée, malgré les irrégularités et les couleurs passées dû à l'usage et au passage du temps. Mais il faut ajouter que l'on ne peut jamais donner un avis définitif sur un tapis en se basant uniquement sur ces photos, sans le voir et l'examiner de près. Cordialement.